Le 15 août dernier, le temps a semblé suspendre son cours à L’HybriK.
Dans le cadre du festival Les Semaines Musicales de Quimper, l’artiste Sylvain Thomas y a déposé ses notes, ses vibrations, ses silences habités — pour deux séances de voyage sonore où chacun était convié à fermer les yeux et à écouter, non pas le monde extérieur, mais celui qui sommeille en soi.
Ici, la musique n’était pas seulement entendue, elle était ressentie, traversée, habitée. Un espace de relaxation devenu passerelle vers l’imaginaire, vers cette part intime que l’on explore rarement en présence des autres.
Et pourtant, ce jour-là, on l’a explorée ensemble.
Le public s’est laissé porter avec une joie sincère, au sein même d’un établissement médicosocial, aux côtés des habitants présents — dans un même souffle, une même écoute, des regards qui se sont croisés sans besoin de mots.
Car c’est peut-être cela, la plus belle des inclusions : quand le droit commun ne s’impose pas, mais s’invite doucement dans les méandres de nos établissements, pour y semer un peu de beauté partagée.
Et pour un instant, plus personne n’était différent — seulement présent.

Laisser un commentaire